Et voila, encore un an de plus. Un an vient de s'écouler. Une année sans toi, une année sans te voir, sans te serrer dans mes bras. Mais t'ai-je vraiment connue ? Ce n'est pas comme si j'avais passé plusieurs années avec toi. Non. Tu m'as quitté alors que j'étais sur le point d'avoir trois ans et ce depuis maintenant, quatorze ans. Je ne comprends toujours pas ton geste, je ne sais pas ce qui t'as poussé à commettre une telle horreur. Je suis désolé mais voila ma vision des choses, j'avais besoin de toi, mais tu as préféré me quitter. Depuis ce jour, je m'efforce de vivre, de vivre en essayant d'oublier toute cette peine et cette culpabilité. Je dois dire que la plupart des jours sont faciles mais il y a quelques exceptions. Comme aujourd'hui, car tu vois cela fait quatorze ans exactement que tu t'es suicidée, que tu m'as privé de toi, que tu m'as abandonné. Et oui, cela fait déjà quatorze longues et pénibles années que je vis sans toi. Tu m'as laissé alors que je n'étais qu'un enfant qui avait besoin de sa mère. Mais je me demande sans cesse pourquoi, je souffre étant donné que je t'est à peine connue si ce n'est pas du tout. Je ne comprends pas. Mais je vais tout de même essayer de ne pas gâcher la journée de tous mes proches, surtout celle de mon père, l'homme que tu aimais, celui qui s'est occupé de moi quand tu n'étais plus là. Je suis toujours dans mon lit et je dois avouer que c'est assez dur de le quitter pour aller affronter le monde, mais je dois le faire. Une fois sortie, je me dirige vers ma salle de bain, j'enlève mon boxer et mon tee-shirt et je me quitte à cette eau si chaude. Après une bonne demi-heure, je sors et m'enroule dans une serviette pour me diriger vers ma penderie. Vus cette journée, j'opte pour du sombre. Un slim bleu foncé, un top noir, ma veste en cuire noir ainsi que mes converses, rouges cette fois. Je descends à la cuisine, vide. Il est déjà partis pour sa journée de travail, c'est t'au temps mieux, nous croiser en ce jour n'aurais fait qu'augmenter notre douleur. Enfin, n'ayant pas faim, je sors de ma maison et m'installe sur les marches. Attendant l'arrivée de mon meilleur ami, je prends mes écouteurs et écoute de la musique. Après plusieurs minutes, je le vois arriver au volant de sa voiture, je me lève le rejoindre.
_Hey, chuchotais-je d'une voix des plus basses.
_Viens ma chérie, je suis là, me dit-il après être sortit de sa voiture et après m'avoir pris dans ses bras.
Tu tiens le coup ?_J'essaye en tout cas, répondis-je en me serrant contre son torse.
Nous restons coller l'un à l'autre pendant quelques instants, en silence. Me retrouver dans ses bras, me réconfortait, cela provoquait en moi une intense chaleur, je me sentais beaucoup mieux. Je lève alors mes yeux vers lui, et lui adresse un doux sourire. Je regarde sa voiture, et je remarque un détail inhabituel.
_Où est Killy ? lui demandais-je étonnée.
_Je lui est expliqué que j'allais passer ma journée avec toi et que je ne pourrais pas venir la chercher, me répondit-il d'une simplicité peu banale.
_Tu lui as vraiment dis ça ? le questionnais-je la tête baissée.
_Bien sur ! Tu es ma meilleure amie, il est de mon devoir de t'aider à franchir cette journée des plus dures pour toi. Je n'aime pas te voir triste, ça me fend le c½ur, et je ferais tout pour que tu ailles mieux, me déclarait-il après m'avoir pris délicatement par le menton pour que nos visages soit face à face.
_Et ben, j'ai de la chance de t'avoir comme meilleur ami, répondit-je à ce mini discours.
Nous échangeons un sourire puis il me prend par la taille et nous allons à sa voiture. Certains pourraient se poser des questions sur notre relation, et je peux les comprendre, il est vrai que nous sommes très proches. Beaucoup de gens pensent d'ailleurs que nous sommes ensembles, mais nous sommes justes meilleurs amis, en plus il a sa copine, Killy. J'ai connu Ethan en première année de lycée, on était dans la même classe. Au début on ne s'était pas vraiment remarqué, mais au fils du temps on a discuté, et on a remarqué que l'on avait pas mal de points en commun. Et depuis on est inséparable et on s'adore. On passe tout notre temps ensemble enfin avec tous les autres. Tiens, nous voila arrivés au lycée. A peine sortis de la voiture, Rose se jette dans mes bras.
_Hou, dis-je sur le coup.
_Salut ma puce, ca va ? me demanda-t-elle après m'avoir libéré de son emprise, d'une voix inquiète.
_Je vais bien, tentais-je de la rassurer.
_Si tu le dis, déclara mon cousin Johnny qui vient d'arriver.
Ce n'est donc pas la peine de rester avec toi à essayer de ne pas te laisser exploser en larmes.Rose donne alors un coup à mon idiot de cousin puis lui lance un regard noir. Ce dernier la prend par la taille et la colle à lui. Je sourie, ces deux-là me font toujours marrer. Si vous ne l'avez pas remarquer, ils sont ensemble depuis trois mois c'est à dire depuis la rentrée. Mon cousin est arrivé cette année, ça a tout de suite été le coup de foudre pour eux depuis, ils sont collés l'un à l'autre. Je ne sais vraiment pas ce que trouve Rose à cet imbécile, il est grossier, macho et plein d'autres adjectifs pourraient le qualifier mais je préfère m'arrêter sinon je ne suis pas prête de finir. Enfin, après quelques instants, je découvre que les deux autres sont arrivés, Killy désormais aux côtés de son cher et tendre et enfin ce cher Ian. Je remarque également que tous ont les yeux rivés sur moi.
_J'étais dans mes pensées, tentai-je de les convaincre.
_Si tu as besoin de parler ou autre, tu sais qu'on est tous là ? me rapella Ethan.
_Oui, je le sais, dis-je après avoir acquiécer.
_Ouai, enfin tous... Je me serai enfuit avant, marmona mon cousin le regard ailleurs espérant que personne ne l'entende.
_Ne fais pas attention à ce bouffon et allons en cours se changer les idées, proposa Ian.
Après une réflexion de Johnny, on se dirige chacun de son côté. Killy, Rose et Ian à leur cours de biologie et mon meilleur ami, le bouffon et moi en littérature.J'aime beaucoup écrire, ça m'aide à m'évader, mais il arrive que ce cours soit ennuyeux. Le fait de savoir ce qu'à écrit des auteurs il y a plusieurs siècles, peut-il nous apporter dans notre vie future ? Je ne pense pas enfin sauf si un métier l'exige, mais pour ma part je ne me tournerais pas vers cette branche. Ma mère, elle, était journaliste, d'après mon père. Elle travaillait pour un journal, je pense que mon habitude d'écrire doit me venir d'elle. C'est comme si une part d'elle vivait en moi, comme si elle existait encore. Ses collègues et amis m'ont toujours dit qu'elle adorait écrire et qu'elle ne pouvait passer une journée sans. J'ai toujours voulue en connaître plus sur elle, et chaque jour j'en apprends un peu plus. De leur côté, Ethan et Johnny ont eu une petite discussion, lors de notre cours.
_Tu m'expliques ton attitude s'il te plait ? questionna mon meilleur ami à Johnny.
_De quoi tu parles ? l'interrogea-t-il.
_Je pense que tu devrais te montrer moins agaçant envers ta cousine, ce qui nous profiterait à tous. Enfin ce que je veux dire c'est que tu devrais être plus présent avec elle, lui montrer que tu es là, lui expliqua Ethan.
_Ecoutes, dit-il après s'être retourner face à son interlocuteur.
Si je suis comme ça c'est pour détendre l'atmosphère, il faut qu'elle se change les idées, qu'elle pense à autre chose. C'est ma cousine, je ne veux pas la voir se morfondre toute la journée._C'est très gentil de ta part mais tu enmerdes tout le monde du coup. Remarque tu le fais tout le temps, alors ça ne change pas vraiment, réfléchissa mon protecteur.
_Pourriez vous vous taire s'il vous plait messieurs, interrompa Mme McCoy, notre professeur.
_On ne faisait que discuter madame, répondit Johnny.
_Et pourquoi cela ? leur demanda-t-elle.
_Il faut bien s'occuper pendant votre cours, non, expliqua mon meilleur ami.
_Qu'insinuez vous ? s'énerva-t-elle.
_Vous savez très bien que votre cours est ennuyeux à mourir, alors lâchez nous, déclarai-je à mon tour, énervée.
_Sortez tous les trois de mon cours et allez chez le proviseur, nous ordonna-t-elle sous l'emprise de la colère.
J'en ai assez de vous trois, je ne vous supporte plus._C'est avec plaisir que nous sortons, dit-je en souriant avant de sortir, suivie par les garçons.
Nous somme tous les trois dans le couloir le sourire aux lèvres. On se regarde avant d'éclater de rire. On se met alors d'accord et on sort du lycée pour se détendre en plein air. Pendant plusieurs minutes, nous discutons et rigolons et je dois avouer que ça me fait du bien. Puis je reçois un message de mon père me prévenant qu'il part pour son travail, encore ! Il est avocat alors son travail l'oblige à partir à différents états pour des affaires. Donc je me retrouve seule à a maison enfin pas tout à fait seule car la plupart du temps, j'invite les autres à la maison et on se fait des films ou autres. Mais c'est vrai que mon père est souvent absent et on se voit que très rarement avec les cours, les sorties et son boulot. Et je dois dire que notre relation est assez complexe. Soit on est très complice et on rattrape le temps perdu en diqcutant ou autre. Ou alors il me critique ou me considère comme une idiote. Alors j'essaye de me contrôler et de ne pas pêter un câble, mais un jour je vais exploser, je vous le dit, il va pas voir venir le truc et il va pas comprendre. J'ai quand même seize ans et demi et ça fait un bout de temps que je renferme tout en moi lors quand ça va exploser, ça va pas être beau à voir et il vaudrait mieux ne pas se retrouver dans les parages. Mais à part tout cela on peut dire que ça se passe bien. La journée de cours se termine enfin, mais seulement les cours sont finis pas la journée. Nous sommes tous les six, chez moi et j'avoue avoir un peu forcer sur l'alcool. J'ai presque dix-sept ans et mon père me croit parfaite, enfin on va dire, mais je suis un petit démon sous l'apparence d'un ange. C'est malheureusement vrai, je bois, mais attention je ne suis pas alcoolique. Je bois de temps en temps, à une fête ou une soirée entre amis. Mais j'ai quand même le droit de boire aujourd'hui, non ? Bon, et puis je suis entre de bonnes mains, ils sont là si je commence à dégénérer, comme à leur habitude.
_Vous savez que je vous adore tous, déclarai-je avec sourire mais un peu saoule.
_On le sait, ma chérie, répondit Rose me fixant d'un air pas rassuré.
Mais je crois que tu devrais arrêter la boisson, tu as déjà assez bue, me prennant ma bière des mains.
_Oh non, laissez la boire, elle est tellement plus drôle, saoule, supplia mon cousin en me redonnant ma bière et souriant.
_Tu exagères Johnny, Elle a pas encore dix-sept ans, et puis t'es son cousin montre lui exemple, dit-Ethan d'un ton presqu'autoritaire.
_Johnny, Ethan a raison, cependant... s'exclama le muet de la soirée, Ian, tout en se tournant vers mon meilleur ami.
Vue la date d'aujourd'hui, je crois d'elle y a droit mais elle a quand même un peu forcé._Ils ont raison ma belle, arrête, approuva Killy, me prennant ma bière alors j'en buvais une gorgée.
Que ferai-je sans eux ? Je crois que je ne serai plus de ce monde. C'est moi ou tout tourne autour de moi ? Je crois qu'ils ont raison, j'ai trop forcée !! Ils discutent un peu, ayant quand même un regard sur moi, encore dans les vapes. Etant sur le canapé, je commence à m'endormir, mais je sens m'en élever, je crois d'ailleurs reconnaître les bras de mon meileur ami. Après avoir monter les escalires, celon moi, il me dépose sur un lit, mon lit. Je reconnais ma couette, je dors tout le temps avec une couette, je la préfère à n'importe quels draps. Je me sens alors m'échapper à la réalité et m'abandonner à mes rêves.
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